
J’ai rêvé que j’étais puissant. À l’intérieur, la vitesse devenait soudainement de l’élégance, et la mécanique, une forme d’art que les passants, toutes catégories confondues, admiraient les yeux grands ouverts.
Dans mon bolide, je rêvais que je chevauchais un dragon rouge. J’étais enfin prêt à dévorer l’asphalte et à laisser derrière moi la précarité.
Voilà qu’on me regarde, qu’on m’épie, et cela rend mon accélérateur plus nerveux. Le glamour s’installe sur mon siège passager dès que je démarre au son du moteur, devenant la voix d’un baryton métallique qui chante la vitesse. « Chante donc ! », disais-je à ma Ferrari dans mon rêve, jusqu’à le crier, jusqu’au réveil.
La Ferrari m’échappe encore au réveil, mais le temps d’un rêve, elle m’a appartenu.






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