Catégorie : Escapades

  • Un jour, un événement: Radio Diali 106.3

    Un jour, un événement: Radio Diali 106.3

    Des instants d’échange, de bonne humeur et de convivialité à la radio Diali 106.3 — animés avec authenticité et art de vivre par Amina Benfetima. 

    J’avais à mes côtés mon amie la poétesse Soraya, venue apporter sa pierre à l’édifice avec la générosité de ceux qui croient que les mots, partagés, grandissent. Le thème nous invitait à réfléchir sur ce que la technologie fait à la lecture et à l’écriture — et sur ce que l’intelligence artificielle, ce nouveau Prométhée, pourrait bien faire à l’âme humaine.

    Un clin d’œil affectueux à notre ami écrivain et historien Tewfik Bekkouche, qui, n’ayant pu être présent, nous a rejoints par la voix — preuve que l’absence du corps n’éteint jamais la présence de l’esprit.

    Merci à tous ceux qui ont prêté l’oreille et, à travers elle, leur pensée.


    Passage enrichissant, enthousiasmant et convivial sur Radio Diali !

    Le sujet abordé : le « nouveau monde » du travail et son impact sur la nouvelle génération. Pourquoi celle-ci se retrouve-t-elle en difficulté face au prolétariat ambiant ? Entre transformation des repères professionnels, quête de sens et instabilité grandissante, on a exploré ensemble les défis (et les possibles) qui attendent les jeunes travailleurs d’aujourd’hui.

    Merci à Amina pour l’accueil et l’échange 🙏

    15-09-2026

  • Quatrième édition du Salon de la culture algérienne — sous le thème du tapis algérien

    Quatrième édition du Salon de la culture algérienne — sous le thème du tapis algérien

    Des moments mémorables de partage, de convivialité, d’échanges et de chaleur humaine. Des moments où les valeurs de l’Algérie ont été mises en avant par des prestations musicales et artistiques, des présentations de tapis traditionnels authentiques et typiquement algériens, des gâteaux aux ingrédients nobles tels que les amandes, les noix de Grenoble ou encore l’eau de fleur d’oranger.

    Une réussite totale, saluée par les visiteurs, témoignant de l’attachement des Algériennes et des Algériens à leur patrimoine.

    Un immense bravo tout particulier à tous les bénévoles qui ont rendu cela possible.

    Enfin, une dernière note — et non des moindres : lors de cette quatrième édition, le stand littéraire a accueilli une majorité de lectrices, de lecteurs, et même de jeunes enfants. Et cela, c’est tout à l’honneur de l’Algérien qui lit, qui écrit et qui rêve !

    Des remerciements tout particuliers à madame Fatiha O., pour m’avoir invité à participer à cet événement pour la troisième fois — une fidélité qui me touche et dont je suis honoré.

  • Salon de la culture algérienne 2026

    Salon de la culture algérienne 2026

    Il existe des voyages que l’on entreprend sans quitter la ville…
    Des traversées silencieuses où chaque motif raconte une mémoire, chaque couleur murmure une origine.

    Le Salon de la culture algérienne au Canada vous ouvre ses portes — une invitation à marcher sur les fils du temps, là où les tapis traditionnels d’Algérie deviennent des récits tissés, entre art et histoire.

    📍 Samedi 6 juin 2026 à 11h

    📌 Centre des congrès Sheraton Laval

    2440, autoroute des Laurentides, Laval

    Pour sa 4e édition, cet événement rassemble passionnés, curieux, héritiers et rêveurs autour d’un patrimoine vivant — une culture qui ne s’expose pas seulement, mais qui se ressent.

    Venez découvrir, échanger, contempler…

    Et peut-être reconnaître, dans un motif ancien, un fragment de vous-même.

    Bon Salon à toutes et à tous et bienvenue!

  • Caroline!

    Caroline — ou devrais-je dire Carole —, une dame au grand cœur, dont la chaleur humaine a doucement irradié tout le salon de Mirabel 2026.

    Votre présence fut de celles qui ne se programment pas, qui échappent aux horaires et aux cadres, et qui pourtant marquent davantage que bien des événements soigneusement orchestrés. Vous nous avez offert ces instants rares, presque suspendus, où la spontanéité devient une grâce et l’échange, une évidence.

    Votre enthousiasme, votre curiosité insatiable, cette quête du savoir qui vous anime avec tant de naturel… tout cela force l’admiration, au point d’éveiller une douce jalousie chez ceux qui croisent votre route. Vous avez cette manière singulière de rendre chaque rencontre plus vivante, plus sincère, plus humaine.

    Que votre chemin soit aussi long que l’est votre esprit, aussi lumineux que votre regard, et aussi généreux que votre cœur.

    Avec toute ma reconnaissance et mon estime.

  • Représentation théâtrale à Laval

    Instant suspendu à l’issue de la représentation de « ICI, LÀ-BAS », à l’Espace citoyen des Confluents.

    Une photographie qui ne fige pas seulement des visages… mais capture des fragments de voyages, des éclats de mémoire et quelques valises invisibles pleines d’histoires.

    On y devine des rires qui ont traversé les frontières, des silences qui en disent long, et cette complicité discrète propre à ceux qui savent d’où ils viennent… sans toujours savoir où ils vont (mais avec panache, tout de même).


    À propos de la pièce

    D’une durée de 70 minutes — sans entracte, parce que les souvenirs, eux, ne prennent jamais de pause la pièce met en scène une jeune femme québécoise et un jeune homme d’origine mexicaine.

    Ensemble, ils ouvrent une sorte d’album vivant, où se mêlent les souvenirs heureux de seize néo-Lavallois.e.s :

    ceux d’ici, la terre d’accueil, et ceux de là-bas, ce pays qui continue de vivre quelque part entre le cœur et la mémoire.

    Un voyage sans billet d’avion, sans douane… mais avec beaucoup d’humanité (et quelques sourires en prime).


    Une salutation toute particulière à madame Fatiha, dont la présence et l’énergie ajoutent toujours une belle lumière aux rencontres humaines :

    https://www.facebook.com/share/15evgceGNAS/?mibextid=wwXIfr

    Ainsi qu’à madame Danielle Shelton, directrice de la Société littéraire de Laval, artisane discrète mais essentielle de ces passerelles entre les mots et les mondes.

    Pour découvrir davantage son remarquable parcours :

    http://www.litterature.org/recherche/ecrivains/shelton-danielle-1979/

  • Un mot, un pays: Schadenfreude : l’ombre allemande du rire

    La Schadenfreude, ou « joie du dommage », désigne ce sentiment ambigu par lequel le malheur d’autrui devient une source secrète de satisfaction. L’expression allemande Sei doch nicht so schadenfroh ! — que l’on pourrait traduire par « Ne te réjouis pas du malheur des autres ! » — résonne fréquemment dans les conversations quotidiennes, comme un rappel moral discret face à cette tentation humaine.

    Toutefois, une nuance s’impose. Il existe une petite Schadenfreude, presque innocente, qui relève de l’humour taquin ou de la complicité entre amis. Mais il y a aussi la grande Schadenfreude, celle qui prend une teinte plus sombre, presque cruelle, lorsque la chute de l’autre devient un spectacle savouré.

    On l’observe dans la sphère politique, lorsqu’un scandale mineur provoque une jubilation collective chez les adversaires ou dans l’opinion publique. Elle se manifeste également dans les stades, au cœur des rivalités sportives, où la défaite de l’autre nourrit parfois une joie disproportionnée.

    Pour Arthur Schopenhauer, la Schadenfreude représente l’un des plus bas penchants de la nature humaine, un vice révélant l’absence de compassion. Kant, quant à lui, y voit une forme de malice morale, presque l’inverse de la sympathie, car elle transforme la souffrance d’autrui en instrument de comparaison favorable. Le malheur de l’autre nous donne alors l’illusion d’un soulagement : notre propre condition semble moins lourde, moins injuste.

    Cette stratégie psychologique, subtile mais répandue, agit comme un refuge fragile. Elle nous installe dans une zone de confort où la comparaison remplace l’effort, où la satisfaction naît non de notre élévation, mais de la chute d’autrui. À force, elle peut devenir une habitude — presque une dépendance morale.

    Sortons-en. Faisons un pas vers le Proxime, ne serait-ce qu’un seul. Car la véritable dignité ne réside pas dans la joie maline, mais dans la capacité à partager, même silencieusement, le poids du monde avec l’autre.

    « Toutefois, ressentir de l’envie, cela est d’un homme ; jouir d’une joie méchante, cela est d’un démon. »

    — Arthur Schopenhauer, Le fondement de la morale

    Chafik Ghenai

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