La Québécoise kabyle

Je contemple ce ciel bleu, symbole de pureté, de sérénité et d’infini, et aussitôt l’attente d’un plus m’envahit. Mes yeux se posent à nouveau sur cette image et se dirigent vers les formes cotonneuses aux contours bien définis, suspendues dans l’étendue bleuâtre.
Leurs éclats immaculés, embrasés par le soleil, révèlent qu’il s’agit de cumulus des beaux jours. Pourtant, au-delà de cette magnificence naturelle, persiste la sensation qu’il manque encore l’ultime splendeur.
Je poursuis mon regard vers la mer. Est-elle le reflet des émotions, le berceau de la vie, ou simplement le mystère de l’infini? Mes yeux insatiables y cherchent encore. Puis, je descends vers la verdure, symbole d’ancrage et d’équilibre, qui m’évoque surtout la fondation d’un monde stable. Mais, face à tout cet émerveillement, je perçois qu’il existe une présence plus radieuse encore. Une présence qui, à elle seule, incarne toutes les vertus de cette nature évoquées métaphoriquement.
Parée de sa robe kabyle, signe de respect, de force et de dignité, elle vient déposer le sceau de grâce, telle une signature divine sur cette photographie éclatante, saisie dans l’émotion d’un instant qui dégage une aura authentique, brute et intemporelle.
La Québécoise kabyle — comme j’aime l’appeler — irradie par son sourire une évasion, une ouverture vers l’infini, à l’image de ce ciel majestueux de Gaspésie.
Sa posture suggère à la fois une invitation à la réflexion et la promesse de lendemains lumineux, tels ces nuages sereins.
De son visage émane un idéal presque inaccessible, une liberté absolue. En le contemplant de plus près, on est saisi par le souffle de maternité et de régénération, tant il reflète la purification et la vie, à l’instar de la mer qui l’accompagne en arrière-plan.
Enfin, de son sourire jaillit un espoir foisonnant, une vitalité ardente, une résilience lumineuse. Bref, une leçon silencieuse offerte à toutes et à tous : un message universel de renouveau, semblable à la verdure où se nourrit la promesse de couleurs toujours renaissantes.
Chafik Ghenai











