Catégorie : Hommages

  • Les belles rencontres

    La Québécoise kabyle

    Je contemple ce ciel bleu, symbole de pureté, de sérénité et d’infini, et aussitôt l’attente d’un plus m’envahit. Mes yeux se posent à nouveau sur cette image et se dirigent vers les formes cotonneuses aux contours bien définis, suspendues dans l’étendue bleuâtre.

    Leurs éclats immaculés, embrasés par le soleil, révèlent qu’il s’agit de cumulus des beaux jours. Pourtant, au-delà de cette magnificence naturelle, persiste la sensation qu’il manque encore l’ultime splendeur.

    Je poursuis mon regard vers la mer. Est-elle le reflet des émotions, le berceau de la vie, ou simplement le mystère de l’infini? Mes yeux insatiables y cherchent encore. Puis, je descends vers la verdure, symbole d’ancrage et d’équilibre, qui m’évoque surtout la fondation d’un monde stable. Mais, face à tout cet émerveillement, je perçois qu’il existe une présence plus radieuse encore. Une présence qui, à elle seule, incarne toutes les vertus de cette nature évoquées métaphoriquement.

    Parée de sa robe kabyle, signe de respect, de force et de dignité, elle vient déposer le sceau de grâce, telle une signature divine sur cette photographie éclatante, saisie dans l’émotion d’un instant qui dégage une aura authentique, brute et intemporelle.

    La Québécoise kabyle — comme j’aime l’appeler — irradie par son sourire une évasion, une ouverture vers l’infini, à l’image de ce ciel majestueux de Gaspésie.

    Sa posture suggère à la fois une invitation à la réflexion et la promesse de lendemains lumineux, tels ces nuages sereins.

    De son visage émane un idéal presque inaccessible, une liberté absolue. En le contemplant de plus près, on est saisi par le souffle de maternité et de régénération, tant il reflète la purification et la vie, à l’instar de la mer qui l’accompagne en arrière-plan.

    Enfin, de son sourire jaillit un espoir foisonnant, une vitalité ardente, une résilience lumineuse. Bref, une leçon silencieuse offerte à toutes et à tous : un message universel de renouveau, semblable à la verdure où se nourrit la promesse de couleurs toujours renaissantes.

    Chafik Ghenai

  • Un jour, un talent: Fatiha Outchernene

    Une fée, réelle?

    Fatiha Outchernene, enseignante, archéologue, anthropologue, journaliste spécialisée en culture et sociologie

    Elle est de celle

    que l’on croirait éphémères,

    et pourtant,

    telle une fée,

    elle avance avec une grâce

    qui défie les tempêtes

    et les ombres des paroles

    flottant dans ce bas monde.

    Sa force ne se crie pas,

    elle se devine,

    dans la persévérance de ses pas,

    de ses gestes,

    de ses actions,

    dans la lumière de son regard

    posé sur autrui,

    qui ne cesse d’être ravi,

    conquis, inspiré.

    Elle porte le courage

    comme des ailes invisibles

    qui la propulsent toujours

    vers des horizons nouveaux.

    Vers où donc,

    vos songes vous portent-ils,

    chère fée ?

    Elle porte l’engagement,

    la détermination,

    comme un sceptre

    illuminant la voie

    de celles et ceux

    qui parviennent à la contempler.

    Ciel, merci,

    j’y parviens.

    Elle est une fée,

    non de conte,

    mais de vie bien réelle.

    Oui, une fée

    dont la magie

    est de transformer l’ordinaire

    en extraordinaire.

    Elle s’appelle Fatiha,

    l’ouvrante, dirais-je,

    celle qui inaugure,

    qui symbolise le commencement,

    la réussite,

    et les féeries.

    Chafik Ghenai


    Fatiha Outchernene est enseignante archéologue, anthropologue, journaliste spécialisée en culture et sociologie, autant dire elle est un vivier à elle seule. 

    Elle est également présidente fondatrice de l’Association Mafatih.

    Pour s’émerveiller encore plus:

    Lien LinkedIn: www.linkedin.com/in/fatiha-outchernene-64332815b

    Lien MAFATIH: https://www.facebook.com/share/g/14J9axP8faG/?mibextid=wwXIfr

  • Un jour, un talent: Rita Amabili-Rivet

    Rita, une perle rare.

    Rita, diminutif de Marguerita qui signifie perle.

    Et perle, elle l’est sans aucun doute. Son admirable mari l’avait certainement deviné bien avant nous.

    Femme au grand cœur — trop grand peut-être pour ce monde devenu si étroit sous le poids des misères, des famines et des injustices — Rita évoque une nouvelle Lady Diana : défenseure de causes humanitaires d’une importance vitale, mais aussi attentive aux plus humbles, aux oubliés, à ceux qui n’attendent parfois qu’un sourire pour se relever.

    Écrivaine, poétesse, coach spirituel, théologienne, conférencière… son esprit est un vaste jardin où fleurissent mille savoirs. Elle en est à la fois l’architecte et la poète.

    Le temps sculpte le monde, et j’ai dû patienter pour trouver les mots qui rendent justice à Rita. Une Lady D qui a nourri mes sens à travers ses ouvrages, notamment Poésies pour les enfants blessés, que j’ai eu le privilège de recevoir dédicacé par elle-même, dans la chaleur de son foyer. Un livre dont on ne sort pas indemne — au sens le plus lumineux du terme.

    À découvrir ici :

    👉 Poésies pour les enfants blessés

    En visitant son blog, vous ne consultez pas simplement un site : vous voyagez, vous découvrez, vous vous enrichissez et vous vous élevez.

    👉 Le blog de Rita Amabili

    Parmi ses ouvrages marquants : Voyage sur Angélica (1999), Guido, le roman d’un immigrant (2004), Saffia, femme de Smyrne (2007)…

    Mais mon « chouchou » reste Marguerite, prophète. Dans ce roman, le quotidien difficile des habitants d’un immeuble montréalais prend une autre dimension grâce à une doyenne, figure centrale, qui se donne pour mission de les unir. Quelle mission !

    Rita est de celles dont la lumière ne se mesure pas. Elle éclaire sans jamais éblouir, et son passage laisse dans les cœurs une empreinte douce, comme une perle déposée au creux de la main.

  • Un jour, un talent: Shah Jehan Ashrafi

    Professeure de français, anglais, littérature, et écrivaine.

    echopoete.ink

    La vie pétille d’idées aux côtés d’Ashrafi !

    Les idées sont des étincelles : elles fortifient nos pas, ouvrent nos horizons, et parfois transforment nos vies. Celles d’Ashrafi, pareilles à des sources claires, jaillissent pour nous élever, nous rendre plus résistants, plus lumineux encore, au fil de ses ouvrages inspirants.

    Ashrafi est une femme au souffle rare : persévérante, rayonnante, et porteuse d’une âme apaisante, douce comme la surface d’un lac embrasé par le coucher du soleil. Quel privilège que d’être parmi ceux qui croisent sa route et recueillent un peu de cette lumière.

    À découvrir : “Aurore”

    Dans S.O.U.L.S (Spiritualité des Luminaires Inconnus Symphonie), Williamsji Maveli nous invite à un voyage intérieur où la poésie devient lumière. Refusant les carcans de la perfection, il écrit avec intuition et authenticité, explorant des thèmes universels impossibles à enfermer dans une seule catégorie.

    Pour lui, le poème n’est ni un début ni une fin, mais un élan vital qui éclaire l’âme et donne sens à l’existence. Aurore porte bien son nom : chaque texte y brille comme une étincelle d’espérance.

    Un recueil à lire comme on accueille la lumière du matin : avec émerveillement et simplicité. 

  • Le sourire jusqu’au bout du souffle

    Elle sourit à l’orphelin comme à l’opulent, à l’étranger comme à ses proches.

    Elle sourit à la joie comme aux douleurs de l’acte opératoire.

    Avec son sourire inné, semblable à celui d’une enfant, elle égaye chaque atmosphère, même les plus anxiogènes, et ce malgré ses souffrances.

    Enlacée de lianes translucides reliant son corps affaibli à des fioles de lumière, qui semblaient provenir d’une source invisible — peut-être un sablier inversé où le temps se dépose dans les veines au lieu de s’écouler — elle continue de sourire, d’égayer son entourage, son monde, sa vie.

    Les douleurs la cernent à chaque souffle, et elle leur réplique par des sourires. Quelle réponse magnifique.

    Des sourires qui inspirent le respect, l’honneur, mais surtout l’indicible : une réponse créatrice. Par ce simple mouvement des lèvres, elle transforme l’énergie destructrice de la souffrance en une énergie de construction. Mais ciel, que sculpte-t-elle ? Nos craintes en courage ? Nos frustrations en gratitude ? Nos silences en souffles régénérateurs ?

    Quelques heures seulement après son passage à l’atelier du scalpel, où des coutures à même la chair lui ont été infligées, la voilà qui sourit déjà, avant même l’heure des visites.

    Un sourire spontané qui laisse entrevoir la sincérité, le courage, la grandeur d’âme, les mots de toujours exprimés à cœur ouvert, et la patience.

    Je l’ai vue, après cette liturgie du bistouri, sourire aussi naturellement qu’on respire.

    Un geste qui mêle tropisme et volonté : accompagner chaque regard, chaque mouvement, chaque souffle d’un sourire.

    Sourions.

    Chafik G.