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  • Quatrième édition du Salon de la culture algérienne — sous le thème du tapis algérien

    Quatrième édition du Salon de la culture algérienne — sous le thème du tapis algérien

    Des moments mémorables de partage, de convivialité, d’échanges et de chaleur humaine. Des moments où les valeurs de l’Algérie ont été mises en avant par des prestations musicales et artistiques, des présentations de tapis traditionnels authentiques et typiquement algériens, des gâteaux aux ingrédients nobles tels que les amandes, les noix de Grenoble ou encore l’eau de fleur d’oranger.

    Une réussite totale, saluée par les visiteurs, témoignant de l’attachement des Algériennes et des Algériens à leur patrimoine.

    Un immense bravo tout particulier à tous les bénévoles qui ont rendu cela possible.

    Enfin, une dernière note — et non des moindres : lors de cette quatrième édition, le stand littéraire a accueilli une majorité de lectrices, de lecteurs, et même de jeunes enfants. Et cela, c’est tout à l’honneur de l’Algérien qui lit, qui écrit et qui rêve !

    Des remerciements tout particuliers à madame Fatiha O., pour m’avoir invité à participer à cet événement pour la troisième fois — une fidélité qui me touche et dont je suis honoré.

  • Un jour, un événement:

    La Société des lecteurs. Maison de Radio-Canada. 31 mai 2026

    Sous le thème de la résistance, les animatrices passionnées Émilie Perreault et Karyne Lefebvre ont animé, avec une remarquable fluidité et un grand professionnalisme, une émission réunissant notamment Kim Thúy, Joanne Liu, Carl Bessette, Natalie Plaat, Dominique Anglade et bien d’autres.

  • Salon de la culture algérienne 2026

    Salon de la culture algérienne 2026

    Il existe des voyages que l’on entreprend sans quitter la ville…
    Des traversées silencieuses où chaque motif raconte une mémoire, chaque couleur murmure une origine.

    Le Salon de la culture algérienne au Canada vous ouvre ses portes — une invitation à marcher sur les fils du temps, là où les tapis traditionnels d’Algérie deviennent des récits tissés, entre art et histoire.

    📍 Samedi 6 juin 2026 à 11h

    📌 Centre des congrès Sheraton Laval

    2440, autoroute des Laurentides, Laval

    Pour sa 4e édition, cet événement rassemble passionnés, curieux, héritiers et rêveurs autour d’un patrimoine vivant — une culture qui ne s’expose pas seulement, mais qui se ressent.

    Venez découvrir, échanger, contempler…

    Et peut-être reconnaître, dans un motif ancien, un fragment de vous-même.

    Bon Salon à toutes et à tous et bienvenue!

  • Un mot, un pays: Algérie

    El Ghorba : La mélancolie de l’espace 

    Algérie 

    Si la Saudade (portugaise) est une mélancolie du temps, la Ghorba est une mélancolie de l’espace.

    Littéralement, c’est l’exil ou l’éloignement. Chez l’Algérien, ce mot — El Ghorba — évoqué dans diverses situations, signifie ce déracinement profond, cette sensation d’être toujours étranger, partout.

    C’est un mot protéiforme qui s’est immiscé dans les discussions de tous les jours. Face à un blocage sociétal, il devient la réponse ultime ; face aux lourdeurs bureaucratiques, il se transforme en un cri de délivrance.

    L’ailleurs comme étalon

    Quand les émigrés reviennent avec des signes extérieurs de réussite, le mot circule à tout bout de champ. La comparaison sociale s’installe, et le « là-bas » devient l’étalon de mesure du bonheur.

    Mais là où le terme prend un sens beaucoup plus profond, c’est lorsque les jeunes Algériens, plus particulièrement, se sentent en décalage avec les codes conservateurs ou les pressions sociales. On entend alors la formule : Gherib fi bladou (étranger dans son propre pays).

    Une quête de lumière

    La Ghorba est ce « non-lieu » entre le désir de partir pour exister et la peur de se perdre en chemin. C’est là qu’elle prend une dimension esthétique profonde et devient une quête de lumière. Elle se transforme en école : celle de la nostalgie.

    Le voyage vers « l’ailleurs » dépasse alors le cadre de la fuite pour s’ancrer dans une migration naturelle, semblable au voyage des hirondelles ; cela fait partie d’un cycle. L’Algérien, ce « ghrib », devient une espèce de pollen emporté par le vent de la quête, s’en allant fleurir ailleurs et parfumer son entourage.

    La noblesse de l’errance

    Et puis, se confronter à l’inconnu, n’est-ce pas là une forme de noblesse ? En devenant « étranger » (Gherib), on apprend l’humilité et la tolérance. Le cœur d’un Algérien est un éternel moussafer (voyageur). S’il est vrai qu’il bat avec une intensité plus forte au souvenir de sa terre natale, « El Trab », il demeure authentique sur toutes les terres du monde.


    Note:

    Bien que les Algériens l’utilisent avec une ferveur et une douleur particulière, ce n’est pas un mot « exclusif » à l’Algérie.

  • Un mot, un pays: l’Italie 

    La sprezzatura

    La sprezzatura est l’art de donner à une tâche difficile l’apparence de la facilité, avec grâce et nonchalance — faire passer pour innée et presque inconsciente une virtuosité qui est, en réalité, le fruit d’années de préparation.

    Elle est aussi une forme de politesse : elle évite d’imposer aux autres le spectacle de notre propre labeur, ne leur offrant que la beauté du geste accompli.

    À l’heure où tout s’exhibe — efforts, coulisses, souffrances et stratégies — la sprezzatura devient presque une forme de résistance. Elle consiste à taire le poids des choses, non par orgueil, mais par élégance.

    C’est faire l’effort immense de paraître simple.

    C’est accepter d’être une personne pleine de défauts, sans chercher à les corriger en façade.

    Comme cet homme qui porterait un costume de luxe avec des baskets usées : une dissonance assumée, mais jamais expliquée.

    Soyons volontairement en accord avec l’imperfection.

    Soyons au-dessus de ce que nous cherchons à faire apparaître.

    Car la véritable maîtrise ne s’annonce pas — elle se devine.

  • Caroline!

    Caroline — ou devrais-je dire Carole —, une dame au grand cœur, dont la chaleur humaine a doucement irradié tout le salon de Mirabel 2026.

    Votre présence fut de celles qui ne se programment pas, qui échappent aux horaires et aux cadres, et qui pourtant marquent davantage que bien des événements soigneusement orchestrés. Vous nous avez offert ces instants rares, presque suspendus, où la spontanéité devient une grâce et l’échange, une évidence.

    Votre enthousiasme, votre curiosité insatiable, cette quête du savoir qui vous anime avec tant de naturel… tout cela force l’admiration, au point d’éveiller une douce jalousie chez ceux qui croisent votre route. Vous avez cette manière singulière de rendre chaque rencontre plus vivante, plus sincère, plus humaine.

    Que votre chemin soit aussi long que l’est votre esprit, aussi lumineux que votre regard, et aussi généreux que votre cœur.

    Avec toute ma reconnaissance et mon estime.