


Le Tisserand de Lumière
Il n’a pas choisi la houle de la foule pour nouer des liens ; il a préféré le silence des âmes pour tisser, patiemment et lentement.
De ses mains généreuses et ouvertes,
il recoud ce que le monde effile,
réconcilie les cœurs incertains,
et devance l’appel par la simple présence.
Il n’a pas de piédestal, juste deux mains offertes. Il a compris que vivre, c’est donner ; que le bonheur véritable ne nait pas de l’avoir, mais de ce que l’on a su, un jour, offrir.
Qu’il soit du pays de l’érable ou des sables du Hoggar, ses fils de lumière ignorent les frontières. Ses toiles s’affichent sur son doux visage dès que les regards de l’âme viennent le visiter. Au chant mélodieux, fluide et matinal du merle, il transforme chaque rencontre en étoile et tend des fils d’aurore entre ceux qui s’ignorent.
Et il tisse encore le songe des vivants,
fil après fil, saison après saison,
il brille plus que l’or, plus que les lumières, plus que le jour lui-même.
À mon ami naissant



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