
Chaque couple est une alchimie à part entière. À lui seul, il forme tout un monde, régi par ses propres lois, discrètes et souvent inavouées. La loyauté émotionnelle est, à mes yeux, l’ingrédient principal pour que cette alchimie opère et perdure.
Vient ensuite le respect des différences. Le conformisme est, selon moi, le poison « idéal » pour étouffer l’évolution, l’essor et l’intégrité d’une union. Le couple doit être une création singulière et non une copie carbone ; car la copie, inévitablement, tache.
Martin Buber évoquait le rapport Je-Tu. Dans un couple, il y a moi, toi… et le lien : une entité vivante qui dépend de l’un et de l’autre. L’harmonie doit se former naturellement entre l’époux, l’épouse et ce « troisième être » trop souvent ignoré.
Se donner constamment des projets à réaliser est essentiel. Un couple sans projets, ce sont deux êtres séparés qui vivent en parallèle.
Être comblé ne doit pas être l’objectif premier. L’autre n’a pas vocation à combler nos carences affectives personnelles, mais à partager un épanouissement. Le partage est la clé universelle. Elle ouvre les portes pour fuir la solitude fondamentale et trace les chemins nécessaires pour conjurer l’absence.
L’autre « poison » réside dans la surabondance des choix ; l’ailleurs n’est pas toujours meilleur. L’individualisme est devenu le « Dieu » moderne. Les anciens avaient-ils mieux compris que nous qu’un couple est un foyer, une équipe, une entité ?
Un couple est un tout, à l’image de l’amour. Comme le suggérait si bien Camus : « Aimer, c’est donner raison à l’autre qui a tort. » Tort de manquer de temps pour sa moitié, tort de manquer d’écoute…
Aimons notre entité commune.


À ma tendre,
présence discrète
dont la lumière veille sur notre union.
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