
Il freine les élans.
Il glisse la motivation dans des recoins silencieux de l’esprit, là où rien ne pousse.
Il donne une énergie lourde, sans direction,
et laisse les vents froids de la dévalorisation souffler sans résistance.
Il ne crie pas, il use.
Il déclenche la frustration comme on déclenche un mécanisme ancien.
Et dans le silence qu’il laisse, naissent des amitiés imaginaires,
non pas par folie, mais par besoin d’écho.
L’imagination devient refuge.
Elle n’est pas une fuite, mais une réponse.
Elle éloigne de ce que le manque a détruit.
Elle abrite ce qui reste de dignité,
et parfois, dans un sursaut rare,
elle redonne à l’âme un peu de hauteur.
Chafik G.
L’encre est douce, même quand elle gratte l’orgueil.
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